Microsoft anticipe sur ceci que 500 millions d’applications informatiques doivent être mises sur pied dans les cinq prochaines années, soit beaucoup plus que ce qui a été réalisé en 40 ans par des travailleurs traditionnels de la filière. En toile de fond, c’est l’annonce d’une pénurie ; c’est-à-dire qu’il y aura plus de programmes informatiques à mettre sur pied que de personnes disponibles pour faire le travail. La firme de Redmond se positionne donc comme d’autres géants de la Tech. que sont Google et Amazon. Un dénominateur commun dans les solutions envisagées : proposer aux clients des plateformes no code, c’est-à-dire, qui permettent de mettre sur pied des applications sans écrire de lignes de code. À l’ère de l’informatique dans le nuage, chacun met sa plateforme cloud en avant.Microsoft a dévoilé sa plateforme PowerApps lors de la première journée de Convergence 2015 EMEA, un événement de Microsoft dédié à l’innovation et à la transformation numérique des entreprises. PowerApps est une plateforme qui permet de mettre sur pied et partager des applications qui peuvent se connecter aux bases de données existantes et services de cloud computing de l’entreprise, ce, sans avoir à écrire du code. Au travers de PowerApps, Microsoft vise la création d’un cadre dans lequel la création d’applications ne sera pas l’apanage des développeurs et professionnels de l’IT. De façon plus précise, PowerApps permet de construire des applications web et mobiles natives basées sur les données et les systèmes de l’entreprise en s’appuyant sur une interface graphique. Les applications créées seront immédiatement accessibles à partir des PC, tablettes et smartphones, sur les systèmes Windows, iOS et Android. D’après de récents retours des responsables de l’entreprise, PowerApps devrait être une importante source de revenus pour Microsoft dans les années à venir : 10 milliards de dollars sont attendus dans les caisses de l’entreprise grâce à la plateforme.
En début d’année, Google a fait l’annonce de l’acquisition d’AppSheet qui rejoint donc l’équipe Google Cloud. AppSheet fournit une plateforme de développement no code qui permet de créer des applications mobiles et web en s’appuyant sur des sources de données telles que Google Drive, DropBox, Office 365, etc. L’achat d’AppSheet par Google vise à maintenir un ancrage dans une filière aux énormes enjeux si l’on se base sur les statistiques de Microsoft. Avec son achat par Google, les responsables d’AppSheet disent ne pas avoir dévié de leur mission centrale : « Démocratiser le développement d’applications pour permettre au plus grand nombre de mettre sur pied des applications et de les distribuer sans avoir à écrire une ligne de code. »
Chez Amazon, on fait encore plus dans le secret en ce qui concerne le lancement futur d’une plateforme no code basée sur AWS. L’entreprise aurait néanmoins lancé une cinquantaine d’ingénieurs sur un projet au nom évocateur quant à l’objectif de démocratisation de la filière programmation : AWS For Everyone. L’information a filtré d’une présentation d’un ingénieur d’AWS.
La filière attire aussi des acteurs moins connus comme Unqork qui propose une plateforme no code cloud agnostique. Le portail en ligne qui permet à la cité de New York de cartographier le virus, d’identifier les points chauds et de connecter les habitants aux services essentiels a été construit à partir de celle-ci. D’après ce que rapporte la CNBC, il n’a fallu que 72 heures à la cité de New York pour faire passer son application en production.
Les détails de l’utilité sont résumés sur la page de présentation :
« Le portail COVID-19 de la ville de New York a été développé comme un outil pour aider à aiguiller la réponse de la ville à la pandémie qui a cours. Il permet aux habitants de New York de communiquer eux-mêmes les informations relatives à COVID-19, ce qui aide la ville de New York à mieux échanger avec les...
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