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L'Allemagne interdit les formats Microsoft Office dans les documents administratifs au profit des normes ouvertes ODF et PDF/UA,
L'Europe veut réduire sa dépendance aux technologies américaines

Le , par Mathis Lucas

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L'Allemagne interdit les formats Microsoft Office dans les documents administratifs au profit des normes ouvertes ODF et PDF/UA
l'Europe veut réduire sa dépendance aux technologies américaines

L'Allemagne vient de publier le « Deutschland-Stack », son nouveau cadre d'infrastructure numérique souveraine qui normalise ses « exigences en matière de documents numériques ». Le cadre ne désigne que deux formats de documents que les administrations publiques sont autorisées à utiliser : ODF (Open Document Format) et PDF/UA. Les formats de documents propriétaires de Microsoft, tels que .doc, .ppt et .xls, sont exclus. Le mois dernier, la municipalité de Munich a adopté un score de souveraineté numérique rappelant le Nutri-Score pour mesurer sa dépendance aux GAFAM. Les pays européens poursuivent leur quête de souveraineté numérique.

L’Allemagne a adopté un nouveau dispositif d'infrastructure numérique souveraine : le « Deutschland-Stack » (en allemand). Le pays ne vient pas de prendre une « petite décision IT ». Ce cadre a redessiné une ligne fondamentale entre dépendance et contrôle, au niveau le plus discret, mais le plus stratégique : les formats bureautiques utilisés pour stocker et échanger les documents de l’État. L'annonce a été saluée par la communauté open source.

Qu'est-ce que le « Deutschland-Stack » adopté par l'Allemagne ?

Le Deutschland-Stack est le projet du gouvernement fédéral allemand visant à mettre en place une infrastructure numérique souveraine et interopérable, conforme aux normes européennes. Il ne s'agit ni d'un projet pilote ni d'un document de réflexion politique, mais du résultat d'une décision concertée entre le ministre allemand du Numérique, la Chancellerie fédérale et le chancelier. Cette décision s'appuie notamment sur un accord de coalition.


Le document définit les normes qui régiront la manière dont toutes les administrations publiques fédérales, à tous les niveaux, construiront, acquerront et géreront leurs systèmes numériques, et prévoit une mise en œuvre concrète d'ici 2028. Ses principes architecturaux tournent autour des points suivants :

  • « Made in the EU first » ;
  • réduction des effets de verrouillage ;
  • interfaces ouvertes et stockage local des données ;
  • développement open source par défaut.


Tous les ministères fédéraux, gouvernements régionaux et administrations municipales, de Berlin au plus petit conseil municipal, ne peuvent plus utiliser de fichiers Microsoft Office (PowerPoint, Word et Excel). Seuls deux formats sont autorisés : Open Document Format (ODF) et PDF/UA PDF/UA (Portable Document Format Universal Accessibility). Les formats propriétaires de Microsoft sont totalement exclus par le gouvernement fédéral allemand.

Cela peut sembler être une décision technique en matière d'informatique, mais quand on examine de plus près ce que cela implique réellement, il s'agit d'une mesure délibérée visant à exclure les entreprises technologiques américaines des infrastructures gouvernementales critiques et souveraines de l'Europe.

Les enjeux géopolitiques et sécuritaires derrière cette adoption

Contrairement aux formats propriétaires de Microsoft Office, l'ODF est un standard ISO neutre, utilisé par défaut par des suites comme LibreOffice, ce qui garantit que l'État reste maître de ses propres archives sans dépendre des politiques de licence ou de mise à jour d'une firme étrangère. Ce cadre réduire la dépendance aux fournisseurs uniques (effets de "lock-in", privilégier les solutions open source et favoriser les prestataires européens.

En préférant l'ODF au format OOXML de Microsoft, l'Allemagne reconnaît que le plus grand risque pour la souveraineté et l'intérêt public à long terme réside dans le fait de rester prisonnier d'une norme propriétaire contrôlée par un seul fournisseur. La Document Foundation a fait remarquer que la décision de l'Allemagne renverse la logique qui a historiquement freiné l'adoption de l'ODF dans les administrations publiques européennes :

Citation Envoyé par Florian Effenberger, directeur exécutif de The Document Foundation


Il ne s'agit ni d'une recommandation ni d'une préférence, mais d'une obligation. La décision de l'Allemagne de placer l'ODF au cœur de son infrastructure nationale souveraine confirme ce que nous affirmons depuis des années : les formats de documents ouverts et indépendants des éditeurs ne sont pas une préoccupation de niche réservée à quelques spécialistes en technologie et défenseurs des logiciels libres. Ils constituent une infrastructure fondamentale pour des administrations publiques démocratiques, interopérables et souveraines.

La dépendance à Microsoft est perçue comme un risque stratégique majeur :

  • ingérence juridique : en tant que société américaine, Microsoft est soumise aux lois des États-Unis (comme le FISA), ce qui pourrait obliger l'entreprise à fournir un accès aux données gouvernementales européennes, même si celles-ci sont stockées sur des serveurs en Europe ;
  • armement du commerce : dans un contexte de tensions commerciales (menaces de tarifs douaniers, instabilité énergétique), l'Allemagne veut s'assurer que les États-Unis ne puissent pas utiliser l'accès aux logiciels comme levier de pression politique.


Le passage aux standards ouverts déclenche un changement de modèle économique :

  • approvisionnement local : la priorité "Europe d'abord" favorise les entreprises de stockage de données et les fournisseurs de services cloud européens ;
  • perte pour les USA : les entreprises américaines perdent non seulement les revenus des licences, mais aussi les contrats lucratifs de conseil, de formation et d'intégration qui accompagnent les écosystèmes propriétaires.


Les pays européens à la quête de leur souveraineté numérique

Cette initiative s'inscrit dans la continuité d'une série de décisions européennes en matière de politique numérique, allant du cadre européen d'interopérabilité à la loi sur la cyberrésilience, qui ont progressivement fait des normes ouvertes une condition préalable à l'interopérabilité. Le Conseil allemand de planification informatique s'était déjà engagé en 2025 à faire de l'ODF la norme pour l'échange de documents dans l'administration publique d'ici 2027.

Le Deutschland-Stack vient officialiser et étendre cet engagement. Le calendrier complet de mise en œuvre de ce cadre s'étend jusqu'en 2028, ce qui signifie que l'abandon effectif des formats Microsoft Office à tous les niveaux de l'administration allemande s'inscrit dans un processus plutôt que dans un changement immédiat. Le signal politique qu'il envoie aux autres États membres de l'UE et aux organismes de marchés publics du monde entier est fort.

Ce n’est pas isolé ; d’autres pays européens ont déjà bougé. L’Allemagne n’invente pas le mouvement. Plusieurs pays européens se sont engagés dans des politiques d’usage de formats ouverts. La différence, c’est l’ampleur et surtout le caractère structurant et contraignant du cadre allemand.



Le mois dernier, la municipalité de Munich a développé son propre instrument de mesure pour évaluer la souveraineté numérique de son parc informatique : le Digital Sovereignty Score (SDS). Le SDS ressemble au Nutri-Score présent sur les emballages alimentaires. Cependant, au lieu d'évaluer la qualité nutritionnelle, il jauge le degré d'indépendance des systèmes informatiques vis-à-vis des fournisseurs individuels et des juridictions étrangères.

Lyon écarte Windows et Office au profit de Linux et LibreOffice

L'année dernière, la ville de Lyon a annoncé l'abandon de Windows et Microsoft Office pour passer à Linux et OnlyOffice. L’État allemand du Schleswig-Holstein a lancé cette politique dès 2024. Ce Land a d’abord migré vers la suite bureautique libre et open source LibreOffice, puis amorcé une transition complète vers Linux sur 30 000 postes de travail. L’État fédéré de Basse-Saxe, en Allemagne, a également mis en œuvre politique de migration.

Une municipalité turque a rapporté avoir fait des économies d'environ un million de dollars sur les coûts des licences Windows dans le cadre de sa migration vers Linux Pardus, ce, même s’il y a eu quelques goulots d’étranglement. Au-delà de la souveraineté, l'aspect économique joue un rôle prépondérant dans cette décision. Les coûts liés à l'utilisation des logiciels Microsoft ont connu une augmentation significative au cours des dernières années.

Ce genre d’initiatives met du temps à porter ses fruits, mais elles ont bel et bien un impact. Le fait que des gouvernements centraux, des États fédérés et des villes adoptent des normes ouvertes à une telle échelle envoie un signal clair quant à la direction que prennent les choses, et plaide en faveur d’une infrastructure interopérable et indépendante des fournisseurs d’une manière qu’aucune campagne sur les réseaux sociaux ne saurait égaler.

Sources : The Document Foundation, Deutschland-Stack, IT-Planungsrat

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous de l'abandon des formats Microsoft Office au profit de normes ouvertes ?
Ce mouvement se propage. Se dirige-t-on vers un remplacement complet de la pile technologique américaine ?
Selon vous, qu'est-ce qui ralentit la mise en œuvre des politiques européennes en matière de souveraineté numérique ?
Quelles politiques la France doit-elle mettre en œuvre pour se défaire de sa dépendance vis-à-vis des technologies américaines ?

Voir aussi

« Nous en avons fini avec Teams », déclare un Etat allemand lancé dans une vaste opération d'abandon de solutions Microsoft pour le libre et l'open source

La ville de Lyon décide d'abandonner Windows et Microsoft Office pour passer à Linux et OnlyOffice, des alternatives libres et open source pour se défaire de sa dépendance aux technologies américaines

Pendant que la France remplace Teams par Visio, Munich tente une approche différente : un score de souveraineté numérique rappelant le Nutri-Score pour mesurer sa dépendance aux GAFAM
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Avatar de Gluups
Membre expert https://www.developpez.com
Le 25/03/2026 à 17:52
Il faut bien reconnaître, "deutsche Qualität".

En plus, comme ils ont déjà goûté à ce qui va bientôt nous tomber dessus (pas forcément l'année prochaine parce qu'il y a des réticences), ils s'émulent moins mutuellement pour être infectes.
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Avatar de Fagus
Membre expert https://www.developpez.com
Le 27/03/2026 à 15:01
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Techniquement, dire qu’ODF est plus simple ou plus “ouvert” que les formats Microsoft Office, c’est loin d’être évident ...
Et que pensez-vous de cet article https://www.zdnet.fr/actualites/libr...xml-489936.htm
En résumé que OOXML a été conçu pour que son implémentation épuise toute autre société que Microsoft ? (7000 pages de documentation, et changements réguliers)
Cela dit, ODF est plus verbeux, il suffit de regarder les tailles des fichiers.
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Avatar de Christophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 28/03/2026 à 7:18
Il semblerait que tu puisses changer l'interface de OnlyOffice pour le rendre plus joli mais en effet il devrait peut être le faire par défaut
Perso de ne me suis jamais fait au système d'onglets, je préfère les menus. C'est mon avis d’utilisateur. Mon avis de professionnel : l'option existe et on peut s'habituer à un changement d'interface.

qui a complétement raté le virage du cloud et du travail collaboratif.
Et collabora alors ? Collabora est basé sur Libreoffice.

Il existe Libreoffce online et semble en collaboration étroite avec Collabora
2  1 
Avatar de calvaire
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 31/03/2026 à 9:03
Citation Envoyé par weed Voir le message

C'est terrible, en tant que pure libriste, je dois avouer que l'interface Word/Excel est malgré tout beaucoup plus sympa. Mais je n'arrive pas à décrire ce qui est plus sympa en terme d'UX.
Parce que si l'on veut que les interfaces évoluent, aillent dans le bon sens, il faut remonter ce genre d'info, et d'être le plus pragmatique possible pour avancer ..
Merci pour avoir poser les mots.
Je ne bosse pas dans l'ux, donc c'est déjà difficile pour moi de poser des mots sur ce qui va pas objectivement, l'ux c'est un métier, il ne suffit pas de copier grossièrement l'ihm de office ou photoshop sans compétence pour avoir une bonne ihm.

Je pensais que Krita était plus orienté pour ceux qui veulent dessiner depuis une tablette. Il faut que je teste. Merci pour l'idée.
c'est toujours ca, mais l'outil est parfaitement capable de faire de la retouche photo, même si c'est pas son but 1er. J'ai un niveau basique la dedans, c'est pas mon métier et mes besoins sont "basique" (calque, détourage...). Je cherche donc plutôt un outil simple.
j'aime beaucoup paint.net aussi.

dans un domaine que je maitrise bien mieux, les IDE, eclipse je le trouve archaïque niveau ihm (et lourd), la ou les jetbrains ou vscode sont moderne dans leurs fonctionnement.
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Avatar de calvaire
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 27/03/2026 à 8:41
Techniquement, dire qu’ODF est plus simple ou plus “ouvert” que les formats Microsoft Office, c’est loin d’être évident quand on met les mains dedans.
Je connais les deux formats au niveau interne, et concrètement, ODF est basé sur un XML très verbeux et parfois difficile à exploiter proprement : par exemple, un simple paragraphe stylé peut se retrouver avec des couches de balises comme <text:p> imbriquées avec des <text:span> et des styles référencés via <style:style> et <style:text-properties> éclatés dans plusieurs fichiers du package (content.xml, styles.xml, etc.), ce qui complique énormément le parsing.

À l’inverse, dans un .docx (qui est aussi du XML zippé), un paragraphe est généralement plus direct avec <w:p>, <w:r> et <w:t>, et surtout une structuration beaucoup plus stable entre versions. Autre exemple concret : la gestion des tableaux en ODF, les cellules utilisent <table:table-cell> avec des répétitions via table:number-columns-repeated, ce qui oblige à reconstruire la grille réelle côté code, alors qu’en Office Open XML, chaque cellule <w:tc> est explicitement positionnée.
Même problème avec les styles : en ODF, les styles automatiques (<style:style style:name="P1"> sont générés à la volée et rendent les documents difficiles à maintenir ou comparer, alors que dans les fichiers Office, les styles sont mieux centralisés et réutilisés.

Bref, sur le papier ODF est un standard ouvert, mais en pratique il est loin d’être simple à manipuler ou plus cohérent que les formats Microsoft, qui sont certes issus d’un écosystème propriétaire mais aujourd’hui très bien documentés et beaucoup plus prévisibles à l’usage.
Je ne défends pas le OOXML qui a ces merdes aussi, mais il est à mon sens faux de dire que ODF est un bon format et à l'inverse celui de MS est un faux format ouvert. Les 2 ont pas mal de merdes.

Celui de MS par contre j'ai l'impression, ces incohérences et merdes sont mieux documenté et connu, ce qui fait que globalement les fichiers s'ouvre bien que ce soit sur office, only office ou google doc. Ce qui n'est pas le cas avec ODF ou j'ai plus de probleme de cohérence si je l'ouvre avec plusieurs logiciel. Au passage, j'ai aussi des probleme avec les vieux fichiers ODF sur libre office, je parle de fichier qui ont 15-20ans. Chose que je n'ai pas avec des fichiers word (doc) de mon pere qui date de 1995 sur MS office et encore moins avec les fichiers fait avec office 2007 (le 1er a implémenter ooxml)
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Avatar de Christophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 29/03/2026 à 12:16
Je peux pas juger, j'ai jamais testé onlyoffice, il faudrait que je le fasse.
0  0 
Avatar de weed
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 30/03/2026 à 23:12
Citation Envoyé par Christophe Voir le message
Perso de ne me suis jamais fait au système d'onglets, je préfère les menus. C'est mon avis d’utilisateur. Mon avis de professionnel : l'option existe et on peut s'habituer à un changement d'interface.
Utilises tu Excel/Word en milieu pro ?
Pour ma part, je me suis pas mal habitué à cette interface et j'aime bien perso. Pour autant que j'utilise LibreOffice fromscratch. Je me suis fait..
je pense que l'on des capacités d'adaptations différentes. Après il peut y arriver une certaine crainte de la personne, un effet placebo et y arrive finalement. Difficile d'identifier le vrai du faux.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Le problème de LibreOffice ne relève pas seulement d’un choix d’interface (menus vs ruban), mais de plusieurs faiblesses UX mesurables : densité visuelle, hiérarchie, cohérence et charge cognitive.
Par exemple, l’interface souffre d’un manque de structuration claire et d’une ergonomie parfois datée, ce qui rend l’interaction moins fluide que dans OnlyOffice. Une mauvaise gestion du spacing réduit la scannabilité et augmente le temps de recherche des actions. Il y'a aussi une variations dans les comportements selon les modules (Writer, Calc…).

C'est terrible, en tant que pure libriste, je dois avouer que l'interface Word/Excel est malgré tout beaucoup plus sympa. Mais je n'arrive pas à décrire ce qui est plus sympa en terme d'UX.
Parce que si l'on veut que les interfaces évoluent, aillent dans le bon sens, il faut remonter ce genre d'info, et d'être le plus pragmatique possible pour avancer ..
Merci pour avoir poser les mots.

Citation Envoyé par calvaire Voir le message
Je fais le même reproche à blender (pas d'alternative de meilleurs qualité hélas de trouvé) et gimp (je préfère largement krita) d'ailleurs, je pense que ca manque d'UI Designer/UX Engineer pour faire des choses plus simple et cohérente.
Gimp a l'époque était pas mal critiqué pour son interface avec ses 3 fenêtres, au point que les gens préféraient utiliser une version de Photoshop de manière pas très légal, même pour une utilisation non pro. Je trouve que personnellement Gimp s'est beaucoup améliorer mais je n'ai pas de moyen de comparaison avec Krita
Je pensais que Krita était plus orienté pour ceux qui veulent dessiner depuis une tablette. Il faut que je teste. Merci pour l'idée.

PS : je n'ai pas bien compris la série de "-1". Dommage qu'il n'y ait pas de possibilité de mettre un commentaire anonyme pour comprendre les désaccords des 3 derniers messages.
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Avatar de Christophe
Responsable Systèmes https://www.developpez.com
Le 31/03/2026 à 7:53
Utilises tu Excel/Word en milieu pro ?
Quasiment pas sauf pour l'assistance utilisateur dessus. Et je suis obligé de chercher les options quand on me demande comment faire, sauf sur mac ou il y a le double système menu et onglets.

Si j'avais pas le choix je l'utiliserais et du coup je m'adapterais.
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Avatar de weed
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 27/03/2026 à 18:58
Citation Envoyé par calvaire Voir le message
LibreOffice devrait surtout prendre de recul sur sa suite bureautique. Une interface moyenâgeuse et qui a complétement raté le virage du cloud et du travail collaboratif. A l'inverse de only office par exemple.
Il semblerait que tu puisses changer l'interface de OnlyOffice pour le rendre plus joli mais en effet il devrait peut être le faire par défaut.

Pour ce qui est du cloud et du collaboratif, peut être que tu parles de Collabora Online ?
LibreOffice a voulu se focaliser avant tout sur l'application pour un usage sur un poste de travail et ne pas se disperser. Pour du collaboratif, entre copain, au sein de la famille, ou pour une entreprise, il faut passer par des solutions qui se base sur ODF, comme par exemple Collabora Online, que tu peux coupler si tu veux avec un NextCloud.
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Avatar de calvaire
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 29/03/2026 à 11:11
Citation Envoyé par weed Voir le message
Il semblerait que tu puisses changer l'interface de OnlyOffice pour le rendre plus joli mais en effet il devrait peut être le faire par défaut.

Pour ce qui est du cloud et du collaboratif, peut être que tu parles de Collabora Online ?
LibreOffice a voulu se focaliser avant tout sur l'application pour un usage sur un poste de travail et ne pas se disperser. Pour du collaboratif, entre copain, au sein de la famille, ou pour une entreprise, il faut passer par des solutions qui se base sur ODF, comme par exemple Collabora Online, que tu peux coupler si tu veux avec un NextCloud.
Le problème de LibreOffice ne relève pas seulement d’un choix d’interface (menus vs ruban), mais de plusieurs faiblesses UX mesurables : densité visuelle, hiérarchie, cohérence et charge cognitive.
Par exemple, l’interface souffre d’un manque de structuration claire et d’une ergonomie parfois datée, ce qui rend l’interaction moins fluide que dans OnlyOffice. Une mauvaise gestion du spacing réduit la scannabilité et augmente le temps de recherche des actions. Il y'a aussi une variations dans les comportements selon les modules (Writer, Calc…).

Je fais le même reproche à blender (pas d'alternative de meilleurs qualité hélas de trouvé) et gimp (je préfère largement krita) d'ailleurs, je pense que ca manque d'UI Designer/UX Engineer pour faire des choses plus simple et cohérente.
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