
Grâce à Linux
La firme de Mountain View l’a fait savoir lors de l’édition Google I/O de l’année en cours : tous les Chromebooks lancés en 2019 seront compatibles avec Linux. L’annonce de Google va en droite ligne avec les avancées de l’effort en interne dénommé Project Crostini. Ce projet est à Chrome OS ce que le sous-système Windows dédié à Linux (WSL) est pour la dernière mouture de l’OS de Microsoft – Windows 10. De façon brossée, il s’agit de s’appuyer sur une machine virtuelle qui s’exécute sur Chrome OS pour lancer des applications Linux au travers de conteneurs. C’est de cela de cette approche que le géant de la Tech parlait lorsqu’il a, en septembre de l’année dernière, fait savoir que Chrome 69 est disponible avec le support natif des applications Linux.
Le projet Crostini offre une prise en charge des applications graphiques. Ainsi, il est possible d’exécuter la version Linux de Visual Studio Code ou de faire usage d’Android Studio pour créer ses applications Android et les tester sur son Chromebook grâce au support intégré dont le système est doté depuis la version 53 de Chrome OS. Google entend s’appuyer sur les avancées dans ce programme comme arme pour aller à la conquête d’un marché de l’entreprise dominé par Microsoft.
« En 2018, Google a annoncé l’arrivée de Linux et de son écosystème d’applications de développement dont Android Studio et d’autres IDE sur les Chromebooks. Désormais, les entreprises peuvent procéder à l’activation d’environnements Linux sur les Chromebooks, ce, en bêta. Cette solution offre aux entreprises une approche au développement véritablement axée sur le cloud », écrit Google. L’entreprise a, il y a peu, enrichi sa flotte d’ordinateurs portables dédiés aux entreprises avec deux Chromebooks (le Latitude 5400 (14 pouces) et le Latitude 5300 2 en 1 (13 pouces), lancés en partenariat avec le fabricant d’équipements d’origine – Dell.
Pour ce qui est du hardware Dell indique « qu’il s’agit des seuls Chromebooks pour entreprise qui peuvent (en option) monter jusqu’à 32 Go de mémoire vive et tourner avec les derniers processeurs de la huitième génération – Core i7 – d’Intel. » En fait, avec ces nouveaux Chromebooks, Google et Dell jouent la carte du hautement configurable. En effet, les entreprises peuvent choisir les processeurs allant des Celerons aux Core i7. Google pour sa part ajoute que le support de stockage peut aller jusqu’au téraoctet. En fonction de la configuration et des tâches assignées à ces appareils, les autonomies du Latitude 5400 et 5300 2 en 1 peuvent respectivement monter jusqu’à 20 et 14 heures. Sous certaines configurations (processeur core i7, 32 Go de RAM), il est clair que Google vise les entreprises de la filière développement web.
Les tractations en cours sont d’un certain intérêt lorsqu’on observe les mouvements en termes de parts de marché des systèmes d’exploitation. Linux (et ses dérivés comme Chrome OS) reste troisième au classement derrière Windows et MacOS. Pour ce qui est du pourcentage, il a rarement dépassé trois unités dans la filière desktop comme cela a été le cas en début d’année. Pour ce qui est de Chrome OS de façon spécifique, il s’est déjà imposé, d’après des chiffres du Digital Analytics Program (DAP), comme plus populaire que toutes les autres distributions Linux confondues. La réalité sous-jacente que ces chiffres laissent filtrer est que la popularité de Linux serait due à Chrome OS. En tout cas, avec la proposition de valeur « Linux apps pour les développeurs », si montée en adoption de Chrome OS (et des Chromebooks) il y a, ce sera encore Linux qui sera gagnant.
Source : Google
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