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« Vous ne détestez pas JIRA, vous détestez votre manager », estime un développeur
Tandis que d'autres viennent souligner leurs sources de frustration dans l'utilisation de cet outil

Le , par Stéphane le calme

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Jira est un outil de gestion de projet populaire utilisé par de nombreuses équipes de développement logiciel. Il permet de créer, suivre et organiser des tâches, des bogues, des fonctionnalités et des sprints. Mais pour beaucoup de développeurs, Jira est aussi une source de frustration, de stress et de perte de temps. Ils se plaignent que Jira est trop complexe, trop lent, trop rigide et trop envahissant. Mais est-ce vraiment Jira le problème ?

Derek Jarvis n'est en tout cas pas de cet avis. Dans un billet, il explique :

Je ne suis généralement pas du genre à défendre une technologie spécifique, en particulier celle que je déteste. Cependant, je pense qu'il est important que les gens détestent les choses pour les bonnes raisons. Le fait est que JIRA reste tout simplement le meilleur outil pour suivre des tâches personnalisées avec des flux de travail personnalisés et être capable d'effectuer des recherches et des rapports puissants sur celles-ci. La clé ici est « personnalisée ». Il existe de nombreuses plates-formes qui facturent autant ou moins que JIRA et vous offrent un joli espace de travail de projet avec des tâches - mais il manque généralement l'une des fonctionnalités de personnalisation ou de recherche que j'ai mentionnées ci-dessus.

Les raisons les plus courantes que j'entends pour détester JIRA sont :
  • C'est trop compliqué
  • Je passe plus de temps à suivre les tickets qu'à travailler

Quelques exemples de pratiques qui peuvent rendre Jira insupportable pour les développeurs

Intrinsèquement, Jira n’est pas un mauvais outil. Il offre de nombreuses fonctionnalités utiles et personnalisables pour gérer des projets de différentes tailles et complexités. Il peut aider les équipes à collaborer, à communiquer et à respecter les délais. Il peut aussi fournir des données et des rapports précieux pour mesurer la performance, la qualité et la satisfaction des clients.

Mais comme tout outil, Jira peut être mal utilisé, détourné ou imposé de manière abusive.

Voici quelques exemples de pratiques qui peuvent rendre Jira insupportable pour les développeurs :
  • Surveiller et contrôler excessivement : Certains managers utilisent Jira comme un moyen de surveiller et de contrôler le travail de leurs employés. Ils exigent que les développeurs remplissent des champs inutiles, mettent à jour constamment le statut de leurs tâches, et justifient le moindre retard ou changement. Ils utilisent les données de Jira pour évaluer la productivité, la performance et la valeur des développeurs, sans tenir compte du contexte, de la qualité ou de la créativité. Ils créent une culture de la méfiance, de la pression et de la culpabilité.
  • Imposer des processus rigides et bureaucratiques : Certains managers utilisent Jira comme un moyen d'imposer des processus rigides et bureaucratiques à leurs équipes. Ils définissent des règles strictes, des workflows compliqués et des étapes formelles pour chaque tâche. Ils limitent la flexibilité, l'autonomie et l'initiative des développeurs. Ils créent une culture de la conformité, de la lenteur et de la frustration.
  • Négliger la communication et la collaboration : Certains managers utilisent Jira comme un substitut à la communication et à la collaboration avec leurs équipes. Ils se reposent sur Jira pour transmettre les exigences, les priorités et les feedbacks. Ils ne prennent pas le temps de discuter, d'écouter ou de comprendre les besoins, les problèmes et les idées des développeurs. Ils créent une culture de l'isolement, de l'incompréhension et du conflit.


Aussi, dans son billet, Derek Jarvis nous propose une illustration de ces problèmes :


Oh non! Vous remarquez qu'un chariot se dirige vers cinq personnes. Vous pouvez facilement tirer le levier pour le détourner sur l'autre piste, mais votre PM souhaite que vous créiez d'abord un ticket Jira pour celui-ci, avec une description détaillée et les étapes à reproduire, l'epic [ndlr. un vaste corpus de tâches qui peuvent être subdivisées en tâches spécifiques basées sur les besoins/demandes de clients ou d'utilisateurs finaux] et le sprint attribués, les story points [ndlr. unités de mesure qui permettent d'estimer l'effort global nécessaire pour implémenter intégralement une tâche du backlog produit ou autre] et les heures estimées, et cela vous continuez à mettre à jour son statut tout au long des étapes du flux de travail lorsque vous progressez dans la traction du levier.

Que faites-vous ?

Jira n'est pas le coupable, mais votre manager si

Derek Jarvis affirme que Jira est un outil puissant et flexible qui peut s’adapter à différents styles de travail, mais qu’il est souvent mal configuré et surchargé de fonctionnalités inutiles. Il donne l’exemple d’un manager qui impose à son équipe de remplir des dizaines de champs à chaque fois qu’elle crée ou modifie une tâche, ce qui rend le processus fastidieux et décourageant.

Citation Envoyé par Derek Jarvis
JIRA est aussi compliqué que vous le faites. Il est prêt à l'emploi avec des flux de travail très simples et très peu de champs sur la page. Il faut 5 minutes pour démarrer des tâches qui vont simplement de Ouvert -> En cours -> Fermé. Ce n’est pas trop demander. N'importe qui devrait être en mesure de rapporter autant d'informations sur sa tâche.

Si vous trouvez que JIRA est trop compliqué, c'est parce que celui qui l'a configuré a créé bien plus d'étapes, d'écrans et de champs que ce qui est probablement nécessaire à votre travail.

Une recherche rapide de « workflow JIRA compliqué » a abouti à cette image d'idalko.com, qui semble être un groupe qui aide les gens dans leurs processus métier. Ceci est leur exemple de la façon de NE PAS faire de flux de travail.


Si votre flux est comme ça, vous ne détestez pas JIRA, vous détestez votre manager qui a mis cela en place. JIRA se trouve être un excellent outil pour créer des flux comme celui-ci, mais il ne peut pas empêcher les gens de l'utiliser de manière incorrecte.

Vous détestez votre non-Manager

Derek Jarvis note que l'autre problème courant est celui d'un non-manager - un « manager » qui ne vous parle pas et ne sait pas grand-chose sur ce sur quoi vous travaillez. Il veut simplement consulter un tableau de bord, voir tous les feux verts, signaler à ses superviseurs que le feu est vert et récupérer son chèque de paie.

Citation Envoyé par Derek Jarvis
Ce type de gestionnaire demande des estimations de temps détaillées, 10 étapes du flux de travail et des mises à jour quotidiennes...
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